Préparer son cheval pour l'hiver : le guide complet
Jenny StigerShare
L'hiver approche et avec lui, les défis que chaque propriétaire de cheval doit relever. Les températures chutent, l'humidité augmente, et nos compagnons équins ont besoin d'une attention particulière pour rester en bonne santé et confortables. Que votre cheval soit au travail, à la retraite ou simplement en pâture, préparer l'arrivée du froid est crucial.
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Gestion des parasites : la transition clé
La transition vers l’hiver (fin d’automne / début d’hiver) est une période charnière pour la santé digestive du cheval. C'est le moment idéal pour ajuster sa stratégie antiparasitaire, en combinant dépistage ciblé et traitements spécifiques pour les parasites hivernaux.
Contrairement au printemps où l'on cible principalement les petits strongles, l'hiver exige une attention particulière portée à ces parasites spécifiques :
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Les larves encystées de petits strongles (Cyathostomes) : C'est le risque majeur de l'hiver. À l'automne, les larves ingérées au pré s'encystent dans la paroi du gros intestin pour s'y protéger du froid. Si elles émergent toutes en même temps à la fin de l'hiver (hypobiose), elles peuvent provoquer une réapparition massive d'inflammation, de fortes coliques ou une perte de poids soudaine.

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Les ténias (Anoplocephala) : Transmis par de petits acariens présents sur les pâtures pendant la belle saison, ils se fixent au niveau de la jonction iléo-caecale et peuvent causer des coliques spasmodiques ou d'obstruction en hiver.
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Les gastérophiles (Gasterophilus) : Les mouches ont pondu leurs petits œufs jaunes sur les membres et les épaules de nos chevaux à la fin de l'été. Une fois léchés, ces œufs se développent sous forme de larves qui se fixent dans l'estomac pour l'hiver.
La coproscopie : l'outil incontournable du contrôle ciblé
Avant de sortir la seringue de vermifuge, la règle d'or d'une gestion moderne et raisonnée des parasites est la coproscopie de fin d’été / début d’automne.
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Pourquoi ? Elle permet de mesurer la quantité d'œufs de strongles émis par le cheval (faible, moyen ou fort émetteur) et d'éviter de vermifuger inutilement les chevaux résistants.
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La limite à garder en tête : La coproscopie ne détecte pas les larves encystées de petits strongles ni de manière fiable les ténias ou les gastérophiles. C'est pourquoi le traitement automne/hiver reste souvent systématique sur ces molécules spécifiques, même avec une coproscopie négative ou faible.
Le vermifuge ne fait que la moitié du travail ; l'environnement fait le reste :
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Ramassage des crottins : Si vos chevaux sont encore au pré ou en paddock, ramassez les crottins au moins deux fois par semaine. C'est l'action la plus efficace pour briser le cycle des parasites.
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Gestion du matériel & des œufs de gastérophiles : Avant les premiers grands froids, retirez systématiquement les œufs jaunes collés sur les poils des membres (à l'aide d'un couteau à écurer ou d'une pierre ponce) pour éviter qu'ils ne soient ingérés.
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Ajustement précis de la dose : Pesez votre cheval (ruban barymétrique ou balance) pour adapter la dose exacte de vermifuge. Le sous-dosage favorise l'apparition de résistances parasitaires.
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Gestion de la litière : Lors du traitement d'hiver, nettoyez et désinfectez le box quelques jours après l'administration pour éviter la ré-ingestion des parasites expulsés.
💡 En alternative naturelle aux vermifuges chimiques dans le cadre d’un programme préventif, vous pouvez également utiliser Natural’Protect de Natural Innov. Parlez-en avec votre vétérinaire.
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Protéger la peau, le pelage et soutenir la santé de l'intérieur
L'hiver expose la peau de votre cheval à rude épreuve : froid, humidité, vent et pluie. Pour maintenir un pelage, une peau et des sabots en bonne santé, un soin régulier devient indispensable. Les baumes et les huiles de qualité nourrissent et créent une barrière protectrice naturelle.

Soutenir l'organisme de l'intérieur
L'hiver soumet le système immunitaire à rude épreuve. Une alimentation équilibrée, enrichie en vitamines et minéraux essentiels, renforce la capacité du cheval à résister aux infections et aux inflammations saisonnières.
Les compléments, notamment ceux formulés pour soutenir les articulations et l'immunité, deviennent des alliés précieux. Nos marques françaises préférées proposent d'excellents produits pour accompagner votre cheval dans cette période challengeante (sélection non exhaustive) :
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Natural Moov & Natural Immun de chez Natural Innov
3. Adapter la pratique sportive et la tonte
Continuer l'entraînement en hiver est tout à fait possible, mais demande une adaptation intelligente.
L'échauffement et la récupération
Des échauffements plus longs permettent aux muscles et articulations de préparer l'effort par temps froid. Les séances plus courtes mais régulières maintiennent la condition physique sans fatigue excessive. Pour cela, n'hésitez pas à intégrer dans votre routine de préparation des gels chauffants (comme Natural Warm de Natural Innov, Alodis Heat Oil ou encore Chili Warm Gel chez ESC Laboratoire), à compléter avec un chauffe-dos ou un couvre-reins.
Après le travail, le séchage devient crucial pour éviter les coups de froid et les courbatures. Les argiles sont également très intéressantes pour limiter les raideurs post-effort (Recup Clay d'Alodis Care est idéale pour un moment cocooning).
Tondre ou ne pas tondre ?
Qui dit froid, dit poils... et qui dit poils + activité physique dit aussi transpiration ! La décision de tondre dépend de votre pratique :
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Le cheval tondu bénéficie d'une bien meilleure récupération après l'effort et d'un séchage facilité.
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Le cheval au repos peut (et doit) conserver son pelage naturel pour conserver son isolation thermique optimale.
Si vous optez pour la tonte, plusieurs options s'offrent à vous : la tonte complète pour les chevaux en travail intensif, la tonte de chasse ou en damier pour un bon compromis, ou encore la tonte du ventre et de l'encolure.
4. Le cas particulier du cheval à la retraite en hiver
Un cheval retraité ou au repos demande une approche différente. L'absence d'activité physique régulière signifie une thermorégulation moins efficace : un bon pelage naturel et un abri adéquat sont indispensables.
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Le logement : Vérifiez que votre cheval peut se protéger du vent et de la pluie, notamment la nuit. Pensez à le couvrir selon ses conditions de vie et sa rusticité.
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L'alimentation : Une ration suffisante et riche en fibres génère la chaleur interne nécessaire pour affronter le gel.
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Les soins : Un cheval sans travail mérite tout autant d'attention qu'un athlète (cure de biotine pour le pelage et les sabots, soutien respiratoire, etc.).
5. Les gestes du quotidien qui font la différence
Quelques habitudes simples transforment la qualité de vie hivernale de votre cheval :
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Vérifiez régulièrement l'état de sa peau et de son pelage.
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Maintenez une hygiène d'écurie irréprochable pour réduire les risques respiratoires.
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Assurez-vous qu'il a accès en permanence à de l'eau tempérée et à du foin de qualité en quantité suffisante.
L'ajout de produits de soins ciblés dans votre routine devient un investissement dans la santé à long terme de votre compagnon, de la protection des sabots au confort articulaire.
Conclusion
Préparer son cheval à l'hiver, c'est anticiper ses besoins et y répondre avec cohérence. Qu'il soit au travail, à la retraite ou en pâture, votre cheval mérite des soins adaptés, une nutrition réfléchie et une protection efficace. En combinant les bons gestes, les bons produits et une attention quotidienne, vous offrez à votre compagnon les meilleures conditions pour traverser la saison en pleine forme.